Dès qu'il est question de radiographie, beaucoup de parents ont le même réflexe : "Est-ce vraiment nécessaire ? Est-ce que ce n'est pas dangereux pour mon enfant ?" C'est une question légitime, et la réponse mérite d'être expliquée simplement, avec des chiffres concrets plutôt qu'avec de vagues réassurances.
L'examen visuel, même minutieux, ne montre pas tout. Une radio permet de voir ce que l'œil ne peut pas voir :
Sans cette image, certains problèmes ne seraient détectés que lorsqu'ils deviennent douloureux, c'est-à-dire plus tard et plus difficiles à traiter.
Nous sommes tous exposés en permanence à une radioactivité naturelle, présente dans l'air, le sol et les aliments. Les radios dentaires ajoutent une dose infime à cette exposition quotidienne :
À titre de comparaison, l'exposition naturelle moyenne sur une année entière est d'environ 2,4 millisieverts. Une radio dentaire courante ne représente donc qu'une fraction infime de ce que nous recevons de toute façon, simplement en vivant.
Nous ne prescrivons jamais de radio par habitude ou systématiquement. Elle est proposée dans des situations précises :
Chaque radio est justifiée par un besoin diagnostique réel, jamais réalisée "au cas où".
Plusieurs mesures réduisent encore l'exposition, déjà très faible :
Pour certaines caries débutantes, nous disposons d'un outil qui ne délivre aucune irradiation : la Diagnocam®. Elle utilise une lumière infrarouge pour visualiser l'intérieur de la dent, un peu comme on éclairerait une pièce sombre. Dans plusieurs situations, elle permet de repérer une carie sans avoir recours à une radiographie.
Une radio dentaire chez l'enfant est un outil de précision, utilisé avec discernement, pour une dose d'irradiation infime comparée à ce que nous recevons naturellement chaque jour. Elle nous permet de soigner mieux, plus tôt, et souvent plus simplement pour l'enfant. Et quand c'est possible, des outils comme la Diagnocam® nous permettent même de nous en passer complètement.